samedi 11 avril 2009

Luna (Joshua et Jonathan) - Ultra - Delcourt, 2005

Résumé de l'éditeur : A Spring City, où les super-héros sont partagés entre leur désir d'aider les forces de l'ordre et la gestion de leur image publique, Pearl Penalosa - alias Ultra - est une véritable droguée du boulot. Elle est devenue la plus grande super-héroïne de tous les temps. Elle a acquis une popularité sans pareille au sein de l'agence Héroïne Inc., et mène une vie absolument parfaite... Du moins en apparence. Sans réelle vie personnelle, ni relation amoureuse durable, elle rencontre fortuitement une diseuse de bonne aventure qui lui ouvre les yeux sur la " vraie " vie.

Mon avis : Je ne vais pas vous refaire le coup de « la-bd-qui-cherche-à-donner-une-vraie-nature-humaine-aux-personnages-de-superhéros». Ce serait à mon sens une grosse erreur de situer ce comics dans la lignée d’un Watchmen ou d’un Dark Knight. Car l’enjeu d’Ultra n’est ni une quête de vérité psychologique profonde, ni une envie de sonder les fondements et les mécanismes des superhéros. Rien de tout ça. L’enjeu d’Ultra est avant tout de marier deux genres au départ tout deux extrêmement codifiés. Le comics de super héros d’une part, et la comédie romantique purement féminine à la Ally Mac Beal, Bridget Jones ou Sex in the city d’autre part. Alors bonjour les clichés ! D’une certaine manière, Ultra, ce n’est QUE ça : deux bons gros tas de clichés qu’on a mélangés l’un dans l’autre. Et ce qui fait l’intérêt et l’originalité d’Ultra, justement, c’est ce mariage, les scénaristes avaient les moyens de nous pondre une histoire de superhéros banale et une comédie romantique sans grand relief, mais les deux ensembles, ça donne quelque chose d’assez inédit et délicieux.
Perso, les histoires de superhéros trop plates, ça me gave vite, et les Ally Mac Beal et Bridget Jones me semblent souvent être le plus souvent une exploitation commerciale éhontée d’un féminisme à bout de souffle… Mais voilà, j’ai aimé Ultra.

Peut-être parce que ce comics ne se prend pas non plus trop la tête, qu’il semble user des clichés sans en avoir honte, et avec une distance ironique salvatrice, certes pas toujours constante, mais qui brille dans certaines scènes et certains dialogues que j’ai parfois trouvés hilarants. Ultra n'est ni le comics du siècle, ni même celui de l'année. C'est une bd bourrée de défauts et de certains bons sentiments qui sentent la guimauve faisandée, mais que j'ai pris un vrai plaisir à lire d'une seule traite.

Ma note 7/10

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